Style de vie exprimé dans une Empreinte Mondiale du Pied

Chaque personne emploie une partie de l’espace sur la terre. Combien d’espace elle occupe, cela dépend de sa consommation. L’Empreinte Mondiale du Pied permet d’indiquer au moyen d’un nombre exprimé en hectares de combien de surface terrestre il s’agit par personne. Il s’agit non seulement de l’espace nécessaire à la culture de vos aliments. L’usage de papier et les transports occupent encore l’espace disponible. Tout ce qu’on mange, ce qu’on met et ce qu’on achète est produit quelque part et doit être transporté aussi. La viande et les produits laitiers font partie des aliments qui contribuent pas mal à l’empreinte mondiale du pied. Il est clair que les terres cultivables pour la nourriture et l’espace pour les routes et les maisons occupent une partie de la surface terrestre.

Il faut de l’espace à la consommation d’énergie aussi. On convertit la consommation d’énergie en se basant sur la quantité de CO2 (dioxyde de carbone) émis. Pour transformer ce CO2 en oxygène, il faut une certaine surface de forêt, etc..

La part d’usage de la terre qui ne cause pas encore de dommages est de 1,7 hectare par personne. Il est évident que par notre empreinte moyenne du pied de 5,6 hectares nous utilisons en France plus d’hectares que l’être humain moyen (2,2 ha).

 

Consommation ou sobriété ?

Pour laisser chaque être humain consommer autant qu’il veut d’une manière juste, il faut compenser la surconsommation d’une manière ou d’une autre, pour remettre en équilibre la consommation totale et ne pas dépasser ce que la terre peut supporter au total. Nous devons également veiller à ce qu’il reste une terre saine pour les habitants futurs. Ce sont donc non seulement les pollueurs qui seront les payeurs, mais encore ceux qui consomment trop. Le mieux serait de récompenser celui qui se retient et qui adopte une attitude positive. Si nous voulons répartir l’emploi de la terre d’une façon équitable, nous devrons rendre les hectares dont nous nous servons dans notre pays et dans le reste du monde.

Les gens auront de la peine à accepter une réduction de leur prospérité. D’ailleurs cette réduction n’est pas toujours nécessaire, mais la liberté, la responsabilité et la restriction sont assorties. La prise de conscience et des adaptations du style de vie n’entraînent pas nécessairement une diminution de la prospérité.

Il s’agit pour le reste de croissance psychique et de démocratie. La surconsommation est une conduite immature et irresponsable. La sobriété peut être un signe de maturité psychique. Pour le moment, plus de prospérité amène plus de consommation (consommation d’énergie aussi) et plus de problèmes écologiques. C’est notamment le climat qui en souffre.

     

L’empreinte mondiale du pied vaut-elle seulement pour les êtres humains ou pour les animaux aussi ?

Les animaux ont besoin de liberté, de surface terrestre et de repos afin de pouvoir vivre. Ils ont intérêt à ce que les hommes se restreignent dans l’occupation de leur espace vital. À l’heure actuelle, l’espace vital diminue de plus en plus. Dès que la population mondiale s’accorderait à répartir l’espace de la terre équitablement, il ne faudrait plus porter atteinte à l’espace qui existera alors pour les animaux. Cela ne veut pas dire qu’auparavant nous ayons le droit de consommer cet espace sans restriction ; cela signifie qu’à partir de ce moment-là il faudra aménager l’espace vital de manière que les animaux et les espèces végétales aussi puissent se mouvoir librement dans l’espace dont ils disposeront encore. Pour l’agriculture Française, cela implique par exemple que nous n’élevons pas plus d’animaux dans notre pays que nécessaire à la consommation intérieure.

 

L’empreinte mondiale et bonheur et bien-être

Le statisticien Nic Marks se demande pourquoi nous mesurons la réussite d'une nation en fonction de sa productivité -- plutôt qu'en fonction du bonheur et du bien-être de son peuple. Il présente l'Indice de Planète Heureuse, qui décrit le bien-être national par rapport à l'utilisation de ressource (parce qu'une vie heureuse ne coûte pas forcément la planète).