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les porcs
les vaches et les veaux
les poules pondeuses et les poussins de chair
les dindes
les visons
les lapins
les transports internationaux
le commerce des poissons
 

 

En cliquant sur les liens de cette page, vous trouverez surtout des photos. Cette page montre les abus par espèce animale. Nous avons rangé les objections contre l'élevage industriel par type d'objection aussi. Notre relevé des labels donne une énumération des facteurs qui influencent le bien-être animal.

Pour les images de la vie de ces animaux avant qu'ils ne soient tués, visitez le site Web du photographe Jo-Anne McArthur.

   
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Les porcs

On garde parfois les porcs près de 24 heures par jour dans le noir pour les tenir tranquilles. Depuis 2002 il est obligatoire que les porcs se trouvent aux deux tiers sur un plancher compact. Un tiers du lieu d’exploitation consiste en grilles, de sorte que les excréments tombent dans un espace au-dessous. Ainsi ils se trouvent pendant toute la journée dans un air d’ammoniac. A cause de leur séjour sur la grille, les animaux souffrent de défauts des pattes. Ayant vécu dans un noir continuel dans ces petites bauges, ils ne sont pas habitués aux changements et sont pris de panique lors du transport à l’abattoir (au bout de 3 à 6 mois). Ceci devient d’autant plus grave pendant les transports d’exportation de longue durée. Aux Pays-Bas seuls environ 10 000 porcs et porcelets sont dirigés tous les jours vers un pays lointain pour y être abattus ou engraissés. Les porcs sont de mauvais voyageurs. Ils sont sensibles au stress et tombent facilement malades en cours de route. Deux porcs sur trois sont malades au moment de l’abattage.
Quand elles ont des petits, les truies sont serrées entre 2 barres, de sorte qu’elles ne peuvent se retourner ni se soigner. On fait cela pour que les porcelets ne soient pas écrasés par leur mère par suite de manque d’espace.

La fréquence des contrôles est si basse (1 fois tous les 10 ans), le risque d’une amende si petit lors de la constatation d’une infraction (90% ne reçoivent qu’un avertissement) et l’amende est si peu élevée qu’il est lucratif pour les éleveurs de porcs de transgresser la loi.
La transformation des porcheries afin de satisfaire aux règles est beaucoup plus chère qu’une amende infligée par l’AID (le Service général d’inspection du Ministère néerlandais de l’Agriculture, de la Nature et de la qualité de la Nourriture). Beaucoup de dispositions de la loi manquent de clarté, de sorte que l’AID ne peut les faire respecter. Ainsi il faut fournir par exemple « assez de matériel de distraction ». Mais combien de matériel et lequel ? Des bauges nues en béton avec une seule chaîne pour mordre en sont la suite.
Bien des prescriptions légales sont incontrôlables. Un exemple est l’obligation d’un certain nombre d’heures de lumière dans la porcherie. Comme il n’y a pas d’enregistrement des heures de lumière, un inspecteur de l’AID ne peut jamais constater si on observe cette règle. Des bauges obscures en sont le résultat.

 

Les porcelets

Après une période d’allaitement maternel de 3 à 4 semaines (au lieu des 14 semaines naturelles), les porcelets vont à la section d’allaitement artificiel. À l’âge approximatif de 72 jours, ils vont à l’entreprise d’engraissement. À partir de cet âge jusqu’au moment où ils vont à l’abattoir à l’âge d’environ 6 mois, on leur donne 0.7m2 de place par animal.

On castre les mâles (les verrats) sans anesthésie, parce que le marché étranger demanderait cela à cause de l’influence supposée d’hormones mâles sur l’odeur (le goût) de la viande. Bien que ceci ne vaille pas pour les porcs qui sont abattus lorsqu’ils sont encore si jeunes, cela se fait tout de même comme une sorte de « mesure de précaution ».
Tout compte fait, les porcs éprouvent du stress grave (entre autres des doléances du cœur et de l’estomac) par suite de la restriction de la liberté de mouvement. Par frustration ils mâchonnent souvent les barres entre lesquelles ils sont serrés. Ce sont des animaux joueurs et intelligents par nature.

Les porcs ont un système immunitaire robuste, qui supporte en général bien le stress. Néanmoins il y a un certain nombre de circonstances spécifiques à cause desquelles le stress agrandit le risque d’infections. Dans sa thèse de doctorat, Mme Johanna de Groot mentionne entre autres les blessures subies après des combats mutuels qui résultent du fait qu’on mêle des animaux qui ne se connaissent pas, la castration sans anesthésie et l’injection d’un virus inactif à titre de vaccin. Johanna de Groot : « Les éleveurs feraient bien d’éviter autant que possible les actions précitées ».

Ces circonstances stressantes naissent en cas de logement de groupe quand on mêle des porcs de cochonnées différentes sans réfléchir, ainsi que pendant le transport et à l’arrivée dans l’abattoir.
   
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Les vaches

En moyenne, les vaches ne dépassent pas l’âge de quatre ans et demi. Elles peuvent atteindre l’âge de 30 ans dans des circonstances normales, mais la production du lait n’est plus optimale au bout de 6 ans (de traite) : on en a tiré tout le profit. Pendant leur vie adulte, elles vêlent chaque année, parce que c’est la seule manière de provoquer leur rendement en lait. On sépare le veau immédiatement ou après 1 semaine au maximum de la mère pour prévenir un lien entre la mère et le petit. Un paysan est obligé de marquer un veau aux oreilles dans un délai de 3 jours après la naissance. Ce n’est qu’au bout de 10 jours qu’il est permis de faire transporter le veau à l’abattoir ou à une autre entreprise (d’engraissement). Certains pays tels que l’Angleterre exportent même des veaux en Hollande pour les faire engraisser ici en peu de temps jusqu’à ce qu’ils soient bons à l’abattage.

Durant les huit premières semaines, on loge les veaux souvent à l’écart de leur mère et des autres veaux (dans des « iglous »), parce qu’ils ont une grande envie de téter. Si on les plaçait en groupes, ils se téteraient les uns les autres.

Les premiers jours après la naissance, le lait maternel (le premier lait) a un goût différent et il est encore meilleur pour la santé des veaux (leur offrant une protection supplémentaire pendant les premiers jours de la vie). Aussi donne-t-on le premier lait aux veaux.

On garde 10% (vers 2005) des vaches à lait leur vie durant dans l’étable pour obtenir une production laitière plus élevée. Si l’on n’en vient pas à une obligation légale de mener les bêtes aux champs, on s’attend à ce qu’en 2015 75% des vaches soient gardées à l’intérieur.

 

Les veaux

Les veaux qui ont été choisis pour la production de la viande ne dépassent pas l’âge de six mois. Les veaux mâles, qu’on mène parfois aux champs, mettent plus de temps à devenir bons à l’abattage et atteignent tout au plus l’âge d’environ dix-huit mois.
Autrefois (c’est interdit depuis 2004) ils étaient mis dans des loges séparées ou on les logeait plus tard dans un petit groupe. Les loges pour les veaux en batterie étaient à peine plus grandes que le veau lui-même. Souvent le veau était même attaché pour restreindre sa liberté de mouvement. Au bout de quinze jours, il ne pouvait plus se retourner dans la loge étroite. Ainsi les muscles du veau ne se développaient pas, de sorte que la chair restait tendre.
Durant sa vie courte, le veau ne reçoit pas de fourrage vert, mais on lui donne à boire un succédané du lait, avec beaucoup de matières grasses et plus tard sans fer ni fibres, afin que la viande ait l’air exsangue (blanc). L’animal ronge souvent sa loge et lèche des clous ou ses propres poils dans une tentative d’avaler un peu de fer. Gardés à l’intérieur, les veaux passent une grande partie de la journée dans l’obscurité la plus totale, car ainsi ils restent tranquilles. Juste avant l’abattage, ils souffrent d’une anémie si violente et d’une diarrhée si chronique et leur état de santé est tellement mauvais qu’ils mourraient si ce traitement continuait.

   
 

Les poules pondeuses

Quand les poussins sortent de leur œuf dans le couvoir, ils déménagent à une entreprise de ponte ou d’engraissement en fonction de leur race et de leur sexe. Les jeunes coqs sont « sans valeur » et sont tués dans un sac en plastique avec du gaz carbonique ou morcelés dans un hachoir.

Les poules atteignent l’âge d’1 an environ ; alors elles ont pondu approximativement 300 œufs et elles ne sont plus propres qu’au potage.
Voir aussi les prises de vues vidéo courtes.

 

Les poussins de chair

Les poussins de chair vivent environ 6 semaines, après quoi on les abat. Durant ce temps bref, ils croissent extrêmement vite grâce à de la nourriture spéciale, de sorte qu’ils ne sont plus des poussins, mais des poulets à peu près adultes. S’ils vivaient plus longtemps dans ces circonstances, ils deviendraient trop lourds et se tueraient à force de croître. Pour le transport à l’abattoir on les serre de force dans des caisses à claire-voie, de sorte que les animaux risquent de se casser une aile ou une patte. On les transporte dans ces circonstances stressantes à l’abattoir sur des camions (mi-ouverts).
Afin de prévenir encore plus de fractures et d’hématomes, beaucoup d’abattoirs avicoles se servent d’un voltage plus bas lors de l’anesthésie qu’il n’est prescrit par la loi.
La viande de ces poussins est vendue comme de la viande d’un poulet : tromperie et souffrance animale.

 

     

Les poulets d’aujourd’hui peuvent atteindre un poids de 2, 6 kg en moins de 6 semaines. Ils peuvent devenir paralytiques et ils ont des problèmes cardiaques. On s’attend à ce que dans 5 ans les poulets aient un poids de 3 kg au bout de la même période. De tels poulets ont déjà été élevés. Des défenseurs des animaux estiment que les poules présenteront plus de problèmes de santé. Les éleveurs disent par contre que les poulets sont spécialement élevés pour cela : ils deviennent plus robustes.

La plupart des supermarchés prétendent ignorer qu’on élève des poulets si lourds en si peu de temps.
     

Qui est responsable ?

Pendant le transport de poulets vers l’abattoir le 13 mai 2004, un vétérinaire a constaté des irrégularités. Les poulets n’avaient pas assez de place pour se tenir debout dans une attitude naturelle. « Certaines cages étaient vides, alors que d’autres débordaient », a expliqué le substitut du procureur du roi Maître Vera Van Den Heede. « Pendant l’inspection on a constaté que bien des poulets avaient attrapé des lésions des pattes, des ailes et de la tête. Comme les problèmes n’ont pas disparu, l’entreprise de transport a été assignée ». Selon un vétérinaire les têtes de 91 poulets étaient coincées, tandis que 714 poulets présentaient des hémorragies. Maître Vanden Bogaerde a mis ces constatations en doute : « Comment quelqu’un peut-il contrôler quelque chose comme cela sur un total de près de 24 000 poulets ? Des poulets meurent pendant chaque transport. Le transporteur n’est qu’un rouage dans la chaîne qui relie le fermier et l’abattoir. C’est le fermier qui charge tous les transports. »

   
 

Les dindes

Dans les élevages commerciaux des dindes on tient les animaux par milliers dans un petit espace obscur. Ceci amène d’ordinaire de l’agressivité, des problèmes des pattes, du stress, du picotage de plumes et du cannibalisme. Par suite du caractère intensif de l’élevage (comparable à l’élevage des poussins de chair), la première semaine de la vie des jeunes animaux peut présenter un taux de perte (mortalité) de 40% ! Ce secteur économique a pour but d’engraisser les dindes le plus tôt possible. Aussi la politique d’élevage est-elle centrée sur une grande vitesse de croissance. Une suite grave de cette sélection est que les animaux ne peuvent plus s’accoupler d’une manière naturelle. Les coqs sont trop lourds à cause de leur croissance accélérée. L’insémination artificielle est la seule façon dont les poules peuvent être fécondées.

 

Les oies Le foie gras (vidéo.rm)

Les oies se promènent normalement en liberté durant les premiers mois de leur existence. Elles prennent environ 200 grammes de nourriture par jour, en plusieurs portions. Arrive le moment où elles sont mûres pour la production : les canards le sont deux semaines avant leur mort, les oies trois semaines avant la leur. Enfermés dans de petites cages individuelles (les canards) ou dans de petits espaces communs (les oies), ils reçoivent un entonnoir long de 30 cm dans le gosier deux fois par jour (les canards) ou trois fois par jour (les oies).

Sous pression pneumatique on leur enfonce près d’un kilo de bouillie de maïs par jour jusque dans le jabot et l’estomac. Cette dose excessive de nourriture de la même sorte a pour conséquence que les corps gras s’entassent avec une rapidité fulgurante dans le foie. La circulation sanguine et la respiration des oiseaux sont troublées, car le foie huit à dix fois agrandi refoule les poumons.
   
 
     

Les visons (mais aussi les renards, les lapins, les ratons laveurs, les rats musqués et les chinchillas)

Au printemps les jeunes visons naissent dans une cage. Après sept mois (lorsque les animaux ont leurs poils d’hiver), on les tue et les écorche. Pendant leur vie courte, les animaux sont logés dans des cages beaucoup trop étroites. Ils ne peuvent ni courir, ni se cacher, ni fuir. Il leur manque de l’eau pour nager et pour pêcher. La cage ne contient qu’une douille à boire d’où ils reçoivent leur eau potable. Les visons sont des animaux carnassiers non domestiqués ayant les mêmes caractéristiques que leurs congénères qui vivent à l’état sauvage. Il n’est pas étonnant qu’ils deviennent fous d’ennui et de frustration s’ils vivent dans une petite cage. Ceci est démontré par le comportement anormal et stéréotypé présenté par les visons en captivité. Ce comportement consiste dans la répétition infinie de mouvements inutiles (comparable aux cent pas faits continuellement par les carnassiers qui vivent dans les mauvais zoos). En outre les visons détruisent régulièrement leur propre queue et leurs propres poils en les mordant. Ils font souvent des tours durant longtemps ou tournent leur tête continuellement autour de la douille à boire.
 

Les lapins

Cette catégorie d’animaux mène relativement la vie la plus dure. Les lapines ne sont que des articles jetables. Lorsqu’une lapine ne peut plus faire de petits sept fois par an, elle est emportée. Le pourcentage de remplacement est d’environ 90% pour les lapines ! Ajoutez à cela qu’on emporte tous les ans 55% des lapines à cause d’une maladie ! Cela signifie que les lapines connaissent un pourcentage de remplacement de plus de 145% ! Les jeunes lapins aussi présentent un taux de mortalité élevé ; 15% des jeunes animaux meurent avant le sevrage. Ensuite 10% des jeunes animaux meurent encore. Ce sont des taux effrayants qui sont dus surtout au mauvais logement des animaux dans l’élevage intensif des lapins.
   
 

Les transports internationaux des animaux

Le site de Compassion In World Farming (CIWF) expose tous les abus qui se présentent lors des transports internationaux de plusieurs jours. Les animaux transportés à l’étranger sont des moutons d’Angleterre qui sont abattus sans anesthésie en Grèce parmi d’autres, des chevaux et des ânes de Lituanie qui sont abattus en Italie, mais aussi des porcs de Hollande :
« Afin d’éviter qu’ils vomissent dans le camion, il arrive que les animaux ne reçoivent plus rien à manger la veille de l’embarquement. On mène les animaux rudement du bâtiment obscur où ils ont été abrités au camion. Ils sont déjà complètement à bout avant que le voyage ait à peine commencé.

Les transports internationaux agrandissent le risque de la propagation de la fièvre aphteuse. Les animaux qui sont en route pendant des journées entières arrivent dans toutes sortes de lieux où passent des animaux d’autres pays aussi.

« Abattage sans anesthésie (suffisante) »

Ceci est en particulier le sort d’animaux dans des pays méridionaux, mais encore des poulets dans les abattoirs de notre pays. De même l'abattage rituel fait pas les musulmans se passe souvent sans anesthésie, ce qui amène de la souffrance animale.

 

Le commerce des poissons

En faisant usage de chaluts, on n’attrape pas seulement les poissons souhaités. Qui plus est, 70% de la pêche est rejetée à la mer, parce qu’il est interdit par la loi de mettre ces poissons à terre du fait qu’ils sont au-dessous du format exigé, ou parce que le contingent autorisé a déjà été atteint ou que l’espèce de poissons est inintéressante du point de vue commercial. Les poissons rejetés à la mer sont à ce moment-là déjà écrasés, étouffés ou morts d’une autre manière. Pour les poissons de mer il n’existe pas encore de règle pour une mise à mort humaine.
Celui qui n’est pas impressionné par la souffrance des poissons pendant la capture est renvoyé à la capture secondaire de mammifères comme les dauphins lors de la pêche au thon. Les dauphins s’empêtrent dans les filets longs de plusieurs kilomètres et ce n’est plus qu’une noyade lente qui les attend.
Les chaluts ruinent le fond de la mer, de sorte que l’écosystème est entièrement perturbé et se perd pour longtemps. On dépeuple les mers et on les abandonne nues. En ce moment le nombre total des poissons dans le monde est 50% de ce qu’il a été il y a quelques décennies.
Les poissons ne sont pas seulement capturés, mais encore élevés. On nourrit les poissons élevés de farine de poisson provenant de la pêche sauvage. On tient certains poissons, par exemple les saumons, dans des bacs flottants énormes, ce qui fait penser à l’élevage industriel, avec tous les désavantages qui en résultent.