La zoophilie

La réponse courte

Ce qui se passe dans votre tête vous appartient. Mais un animal n'est pas un fantasme. Un animal ne peut pas consentir et ne recherche pas de rapports sexuels avec les humains. Qui aime un animal le laisse libre et le laisse en paix. En France, c'est un délit puni de prison.

L'amour, c'est la liberté

Un chien de chasse et un Géant des Flandres
Un chien de chasse et un Géant des Flandres : ce que font les animaux domestiques n'existe pas dans la nature. Une vraie photo de Bert Stoop, non créée par IA : c'est ainsi que ces deux-là se comportaient l'un envers l'autre, chacun à son tour.

Quoique « zoophilie » soit un terme de recherche qui amène beaucoup de visiteurs sur cette page, nous n'avons rien à voir avec la bestialité.

La liberté des animaux comprend le droit de ne pas être importunés par nos besoins sexuels. Un animal qui peut avoir son comportement naturel ne recherche pas de rapports sexuels avec les humains. Il n'y a pas de réciprocité, à moins qu'on ne laisse l'autre libre.

Avoir un désir est autre chose que d'y donner suite. Qui connaît et accepte ses désirs n'est pas obligé d'y céder. Aimez ce que vous désirez, mais sachez ce qu'est l'amour véritable : la liberté. L'amour véritable ne veut pas blesser.

La double morale

L'indignation face à la zoophilie est justifiée, mais sélective. Le biologiste néerlandais Midas Dekkers l'a dit sans détour en 2004 : « Si l'on vous surprend en train de prendre un cheval par derrière, vous allez en prison ; si vous enfermez 500 000 poules dans des conditions barbares, vous recevez un gros sac de subventions ».

Qui condamne la zoophilie parce qu'on ne demande pas son avis à l'animal devrait penser de même des plus de 700 millions de poulets abattus rien qu'en France en 2024. On ne leur a pas demandé leur avis non plus.

Source : Agreste, Statistique agricole annuelle 2024.

Pourquoi une souffrance animale se remarque-t-elle et une autre non ? →

Que dit la loi ?

En France, depuis la loi du 30 novembre 2021, les atteintes sexuelles sur un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité sont punies de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende (article 521-1-1 du Code pénal). Aux Pays-Bas, c'est un délit depuis 2010.

Extrait de la préface de Midas Dekkers

Fragment tiré de la préface de Cher animal de Midas Dekkers

"Les hommes aiment les animaux. Une caresse par-ci, une tape par-là, se cacher le nez dans ce pelage délicieux, ils les cajolent à en devenir jaloux. Les chiens néerlandais reçoivent plus de caresses que les hommes néerlandais. Jusqu'à un certain point : généralement on ne touche pas ce seul endroit, quelque part à l'arrière et en bas. L'amour pour les animaux est bien vu, alors que les rapports sexuels avec eux sont tabou. Celui qui s'y abandonne s'attire un mépris profond".

"Bien qu'ils soient tout à fait indécents, les rapports sexuels avec des animaux ont parfois lieu ; ils sont l'extrême conséquence de l'amour pour les animaux. Cela se fait à la ferme, au bordel et au foyer, mais surtout dans notre tête. L'imagination est notre meilleur organe génital…".

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