Sophismes allégués pour la défense de la chasse aux phoques

Arguments fallacieux en faveur de la chasse aux phoques réfutés

La chasse est bien régulée.
L'application de règles et la légalité d'une action ne constituent pas une défense de la moralité d'un acte.
La population de phoques est stable et saine et ne souffre presque pas de la chasse.
La survie de l'espèce n'excuse pas qu'on tue des individus.
Le marché mondial demande de la fourrure et de la graisse de phoque.
L'économie est le moteur de la chasse ; elle ne justifie pas la manière dont ce commerce se fait.
Si la population locale ne peut pas chasser les phoques, elle fait faillite.
Cela ne concerne qu'une très petite partie de la population. Si ces personnes se tournaient vers une autre activité, ou même s'installaient ailleurs, elles ne feraient pas faillite.
Ailleurs dans le monde, beaucoup plus d'animaux de l'élevage industriel sont abattus et écorchés à l'abri des regards.
C'est vrai, mais cela ne veut rien dire. L'injustice commise par d'autres ne donne à personne le droit de commettre une injustice à son tour.
La chasse aux phoques est une sorte de pêche et presque personne ne s'oppose à la pêche.
Les phoques sont des mammifères qu'on chasse. Donner une autre étiquette à cette action ne la rend pas meilleure. On peut d'ailleurs aussi faire des objections morales à la pêche.
Les phoques canadiens sont chassés par les Inuits pour leur fourrure depuis des siècles.
Les Inuits utilisaient cette fourrure pour leurs propres vêtements et ils mangeaient la viande. De nos jours, des nombres exorbitants d'animaux sont assommés pour des raisons commerciales et écorchés vifs. Cela entraîne une souffrance animale supplémentaire et inutile.
La chasse ne met pas en danger la survie de la population de phoques.
L'objection éthique contre la chasse pratiquée pour des raisons économiques n'a aucun rapport avec la survie d'une population animale.
La chasse procure un revenu supplémentaire aux habitants locaux.
Aujourd'hui, les phoques sont chassés pour des raisons économiques (l'exportation de la fourrure et de la graisse) ; autrefois, ils l'étaient pour se nourrir. Jadis, les habitants d'origine des régions polaires ne participaient pas à l'économie mondiale. S'ils estiment maintenant qu'ils gagnent trop peu, ils doivent déménager et gagner leur vie sans chasser.

Voir aussi : Qu'est-ce qu'on entend par le droit des animaux à la liberté ? ; Relevé des plus graves abus de l'élevage industriel.

Quel sophisme est-ce ? Jouez

Testez-vous : quel sophisme est-ce ?

Dix phrases sur les animaux que l'on entend souvent. Reconnaissez-vous le sophisme ? Après chaque réponse, vous lisez pourquoi l'argument ne tient pas.

Jouer →

Cet article fait partie d'une série sur les idées fausses (sophismes) et la démagogie.

On se sert souvent de certains arguments qui ne sont pas valables.

Ce sont tant les partisans que les adversaires qui se servent des arguments spécieux nommés sophismes. Nous avons aligné ces arguments (à gauche) et nous avons mis l'argument contraire à côté (à droite). Cela en faveur d'une discussion claire et honnête.

Il y a plusieurs types de sophismes.

Si vous voulez voir d'abord les sortes et les types de sophismes pour vous en faire une idée, cliquez sur ce lien. Cliquez ici pour des conseils donnés afin d'influencer un comportement défavorable aux animaux. De même que pour la possession des animaux domestiques.

Si vous préférez voir immédiatement les sophismes concernant un certain sujet avec l'argument contraire y relatif, cliquez sur un des sujets mentionnés en haut.

Il y a des sophismes pour les groupes et les sujets suivants